Le ministère russe des Affaires étrangères a vivement critiqué la France après la décision d’expulser la chroniqueuse pro-russe Ksenia Fedorova. Moscou affirme que les mesures prises par Paris relèvent d’une prétendue « persécution politique » et sont contraires aux principes de liberté d’expression que la France dit défendre.
Il s’agit de la première réaction officielle des autorités russes depuis que la France a annoncé l’expulsion de la journaliste et adopté des mesures de gel de ses avoirs, rapporte Le Parisien.
À Paris, Ksenia Fedorova est considérée comme un acteur des opérations d’influence du Kremlin
Les services de renseignement et les autorités françaises soupçonnent Ksenia Fedorova d’avoir diffusé des contenus de désinformation qui, selon leur évaluation, étaient coordonnés par les autorités russes dans le but d’influencer l’opinion publique et de déstabiliser la situation en France.
Ces conclusions ont servi de fondement à la décision de l’expulser ainsi qu’au gel de ses avoirs sur le territoire français.
La justice a confirmé la position des autorités françaises
Au début du mois d’août, le tribunal administratif de Paris a refusé d’annuler la décision d’expulsion. À cette date, Ksenia Fedorova avait déjà quitté le territoire français et déclaré qu’elle ne comptait pas revenir tant que le risque d’une expulsion immédiate subsisterait.
Les recours juridiques qu’elle a engagés n’ont donc, à ce stade, pas modifié la position de l’État français.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la vigilance face aux opérations d’influence s’intensifie
L’affaire Fedorova a pris une dimension politique particulière dans le contexte de la préparation de l’élection présidentielle française de 2027. Sa présence régulière dans l’espace médiatique français a suscité des inquiétudes quant à une éventuelle influence étrangère sur le débat public.
Les autorités françaises insistent de plus en plus sur la nécessité de lutter contre les opérations informationnelles étrangères susceptibles d’influencer les processus politiques et de menacer la sécurité publique.
Les prises de position sur la guerre en Ukraine au centre des préoccupations
Les autorités françaises ont également porté une attention particulière aux déclarations publiques de la chroniqueuse concernant la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Selon elles, Ksenia Fedorova a, à plusieurs reprises, relayé des affirmations que les responsables et experts français considèrent comme des éléments de la propagande du Kremlin et des campagnes de désinformation russes.
L’expulsion de Ksenia Fedorova est ainsi devenue l’un des exemples les plus marquants du renforcement de la lutte menée par la France contre les opérations d’influence étrangères à l’approche du nouveau cycle électoral.
