La France ouvrira un consulat au Groenland — une région autonome du Danemark — le 6 février, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur les ondes de RTL.
Cette décision, prise l’an dernier, intervient alors que le territoire est au cœur de tensions géopolitiques provoquées par les déclarations de l’ancien président américain Donald Trump, qui avait évoqué l’idée de placer l’île sous contrôle des États-Unis.
Le Groenland a fait son choix
D’après Jean-Noël Barrot, les autorités groenlandaises ont clairement exprimé leur position.
« Le Groenland ne veut être ni une propriété, ni sous la domination, ni une partie des États-Unis », a-t-il affirmé.
Le chef de la diplomatie française a souligné que l’île s’oriente vers le Danemark, l’OTAN et l’Union européenne, et non vers des projets géopolitiques unilatéraux.
Crise du droit international
Barrot n’a pas hésité à dresser un constat plus large sur l’état de la politique internationale, estimant que le droit international perd de plus en plus de sa force :
« Le début de l’année 2026 montre que dans les relations entre États, c’est de plus en plus souvent la loi du plus fort qui s’applique, plutôt que des règles », a-t-il déclaré.
Un soutien affirmé à la position danoise
Selon le ministre, la France voit dans la situation du Groenland une question de **solidarité européenne.
« Nous devons soutenir le Danemark comme nous attendrions un tel soutien pour nous-mêmes », a insisté Barrot, évoquant des consultations intensives entre Paris, Copenhague et les autorités groenlandaises ces derniers jours.
