Berlin et Paris discutent de la dissuasion nucléaire européenne

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que Berlin et Paris mènent des discussions sur la possibilité de développer des éléments d’une dissuasion nucléaire européenne.

Selon M. Merz, l’Europe doit reconnaître la nouvelle réalité sécuritaire. « Le premier devoir de l’Europe et de l’Allemagne est de prendre conscience des nouvelles conditions auxquelles elles sont confrontées », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la liberté des États européens est menacée, ce qui impose aux alliés d’être prêts à des ajustements et à des efforts supplémentaires.

Consultations avec la France

Le chancelier a confirmé l’ouverture de consultations confidentielles avec le président français Emmanuel Macron concernant le rôle potentiel de la capacité nucléaire française dans l’architecture de sécurité européenne.

Toutefois, Berlin aborde cette question dans le respect de ses engagements juridiques internationaux en matière nucléaire et dans le cadre de l’architecture de l’OTAN.

Vers une stratégie européenne renforcée

Au-delà de la question de la dissuasion, Friedrich Merz a également souligné la nécessité de renforcer les capacités européennes de renseignement et de développer une stratégie de sécurité plus autonome au sein de l’Union européenne.

Contexte : rhétorique nucléaire russe

Ces discussions interviennent dans un contexte de rhétorique particulièrement dure de la part de Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a multiplié les déclarations à tonalité nucléaire.

Par ailleurs, la Russie a utilisé à deux reprises contre l’Ukraine des missiles balistiques de portée intermédiaire « Orechnik », théoriquement capables d’emporter une charge nucléaire, bien qu’aucune ogive nucléaire n’ait été signalée dans les cas observés.

Ainsi, les échanges entre Berlin et Paris s’inscrivent dans un climat de tensions croissantes en Europe et dans une réflexion plus large sur l’évolution des équilibres de sécurité au sein de l’Alliance transatlantique.

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