Dans le département de Seine-Saint-Denis, une controverse politique a éclaté après l’accrochage d’un portrait du président français Emmanuel Macron à l’envers dans la mairie de Saint-Denis, rapporte BFMTV.
Le préfet du département, Julien Charles, a demandé au maire de la ville de reconsidérer cette décision, rappelant que si la loi n’oblige pas explicitement à afficher le portrait du chef de l’État, cette pratique relève toutefois d’une tradition républicaine.
Selon lui, la présence du portrait présidentiel dans les mairies symbolise l’unité des institutions et ne devrait pas être utilisée comme un geste politique.
Le maire rejette la demande des autorités
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, membre du mouvement La France insoumise, a affirmé qu’il ne comptait pas modifier sa décision.
Il a souligné que l’action de la municipalité était légale et que le portrait resterait en place tant que, selon lui, l’État ne remplirait pas ses obligations envers les habitants.
Bagayoko a également estimé que l’intervention du préfet n’était pas justifiée et qu’il s’agissait d’une forme de pression politique.
Un conflit au contexte politique plus large
Cet épisode illustre les tensions entre les collectivités locales et l’État en France. Le maire soutient par ailleurs publiquement le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle de 2027.
L’incident intervient dans un contexte plus large de débats sur les relations entre pouvoir central et municipalités, ainsi que sur les limites de l’expression politique dans les institutions publiques.
