Les autorités fiscales françaises ont signalé un nouvel incident concernant des données liées aux successions non réclamées. La DGFiP souligne qu’il ne s’agit pas cette fois d’une cyberattaque de grande ampleur, mais d’un accès à un journal de requêtes accessible depuis un portail public de l’État, rapporte France info.
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a confirmé, le 18 août, un troisième incident de fuite d’informations après une série d’attaques visant le système fiscal français au cours de l’été.
Selon la directrice générale de la DGFiP, Amélie Verdier, l’incident a été détecté la veille, le 17 août, et l’accès non autorisé avait déjà été interrompu au moment de sa découverte. Les spécialistes cherchent désormais à déterminer précisément quelle quantité d’informations pourrait avoir été consultée par des tiers.
Un portail public à l’origine de l’incident
Cette fois, l’incident concerne un service permettant aux utilisateurs de consulter des informations relatives aux successions non réclamées et de vérifier s’ils pourraient avoir des droits sur les biens d’une personne décédée.
La particularité de ce portail est qu’il est public et accessible sans authentification. Selon les premières constatations de la DGFiP, l’auteur de l’accès non autorisé n’aurait pas pénétré dans des comptes fiscaux protégés, mais aurait pu consulter le journal des requêtes effectuées sur cette plateforme.
Les autorités françaises procèdent actuellement à une analyse technique afin de déterminer la nature exacte des informations concernées et les éventuelles conséquences de l’incident.
La DGFiP distingue ce cas de la cyberattaque de grande ampleur
L’administration fiscale insiste sur le fait que ce nouvel incident ne peut être comparé, par son ampleur, à la précédente cyberattaque, qui avait concerné les données de plusieurs centaines de milliers de personnes physiques et morales.
Le ministre chargé des Comptes publics, David Amiel, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’État prenait la situation au sérieux et a présenté ses excuses aux citoyens dont les données pourraient avoir été affectées par les attaques précédentes.
La DGFiP précise toutefois que, selon les informations disponibles à ce stade, aucun des incidents recensés cet été n’a permis d’accéder aux espaces fiscaux personnels des contribuables. Les attaquants n’auraient pas non plus pu récupérer les mots de passe ou d’autres codes permettant d’accéder aux comptes protégés.
La sécurité des services fiscaux fait l’objet de contrôles renforcés
Le nouvel incident intervient après deux précédents épisodes détectés à la fin du mois de juin et en juillet. Cette succession d’incidents a conduit les autorités financières françaises à renforcer les contrôles de leur infrastructure numérique et à réexaminer le fonctionnement des services publics accessibles en ligne.
Le nouvel épisode met en évidence une vulnérabilité différente : le risque ne se situe pas uniquement à l’intérieur des systèmes gouvernementaux protégés, mais peut également concerner des plateformes accessibles sans authentification.
Ces services font désormais l’objet de vérifications supplémentaires afin de déterminer si leurs journaux techniques ou d’autres informations peuvent être consultés par des personnes non autorisées.
La DGFiP poursuit son enquête afin d’établir quelles données ont réellement été accessibles et si elles ont pu être utilisées en dehors de la plateforme concernée.
