La France a décidé d’interdire l’entrée sur son territoire au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et souhaite engager des sanctions contre lui au niveau de l’Union européenne.
Cette annonce a été faite par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à la suite de l’incident impliquant les militants de la flottille Global Sumud, interceptée par les autorités israéliennes.
Paris accuse le ministre israélien d’intimidation
Selon le chef de la diplomatie française, Paris n’acceptera ni menaces ni comportements humiliants envers des citoyens français et européens de la part d’un responsable gouvernemental.
Jean-Noël Barrot a précisé que la France condamnait les actions de certains militants de la flottille, tout en jugeant inacceptable l’attitude du ministre israélien envers les personnes arrêtées.
La France veut des sanctions au niveau européen
Le ministre français a indiqué qu’il saisirait l’Union européenne afin de demander des sanctions contre Itamar Ben-Gvir. Une position similaire serait également soutenue par l’Italie.
Auparavant, la Pologne avait déjà imposé une interdiction d’entrée de cinq ans au ministre israélien.
Une vidéo après l’arrestation des militants a déclenché le scandale
La controverse internationale a éclaté après la diffusion, le 20 mai, d’une vidéo publiée par Ben-Gvir. On y voit des militants agenouillés après leur arrestation, tandis que le ministre israélien agite un drapeau israélien en déclarant : « Bienvenue en Israël, ici, c’est nous qui commandons ».
Les images ont suscité de vives critiques de plusieurs pays européens, notamment la France, la Pologne, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie.
À la suite de cet incident, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a convoqué le chargé d’affaires israélien à Varsovie pour demander des explications.
