La vice-présidente de l’Assemblée nationale française, Clémence Guetté, a annoncé son intention de porter au débat parlementaire la question de la participation de la France à l’OTAN.
Elle a fait connaître cette position dans une publication sur le réseau social X.
Dans son message, Guetté a vivement critiqué la politique des États-Unis, accusant Washington de violations systématiques du droit international. Parmi ses arguments, elle a cité les actions américaines au Venezuela, le soutien aux opérations militaires au Moyen-Orient, ainsi que les déclarations de l’administration américaine concernant le Groenland.
Critique du rôle des États-Unis au sein de l’Alliance
Selon la vice-présidente, l’OTAN fonctionne de fait comme une alliance militaire dirigée par les États-Unis, ce qui, à ses yeux, remet en question la pertinence de la poursuite de la participation de la France à l’Alliance dans son format actuel.
Clémence Guetté a indiqué qu’elle déposait un projet de résolution prévoyant une sortie planifiée de la France de l’OTAN, en commençant par la fin de la participation au commandement militaire intégré.
Contexte des déclarations et position des États-Unis
La prise de position de la parlementaire française intervient dans un contexte de déclarations critiques du président américain Donald Trump à l’égard de l’OTAN. Ce dernier a affirmé par le passé que l’Alliance serait peu efficace sans le rôle moteur des États-Unis, évoquant également la possibilité d’un choix entre le soutien à l’OTAN et les intérêts stratégiques américains concernant le Groenland.
Dans le même temps, Donald Trump a à plusieurs reprises souligné que c’est sous sa présidence que les pays membres de l’OTAN ont été contraints d’augmenter leurs dépenses de défense, appelant à une hausse supplémentaire du financement de l’Alliance par les alliés européens.
Position officielle de Paris
À ce stade, la déclaration de Clémence Guetté ne reflète pas la position officielle du gouvernement français ni celle du président de la République. Le palais de l’Élysée a réaffirmé à plusieurs reprises l’attachement de Paris à l’OTAN, tout en insistant sur la nécessité de renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe.
