Le mardi 27 octobre, les députés de l’Assemblée nationale française observeront une minute de silence en mémoire de Pengo Bossio Wangi, tué lors d’une attaque à Trappes. Cette initiative intervient après plusieurs jours d’appels lancés par des personnalités de la société civile, qui alertent sur les dangers du racisme et des discours de haine.
La décision a été annoncée par Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, à l’issue de la conférence des présidents, rapporte France info. Pengo Bossio Wangi a été tué vendredi à Trappes, dans les Yvelines. Cinq autres personnes ont été grièvement blessées lors de la même attaque.
Des personnalités de la société civile réclamaient un hommage
Les appels à observer une minute de silence se sont multipliés au cours des derniers jours. Parmi leurs auteurs figurent une centaine de personnalités qui ont signé une tribune collective publiée sur le site du média Politis.
Les signataires y condamnent le racisme et soulignent le rôle des médias dans la formation d’un climat social propice à la diffusion de propos hostiles. Selon eux, les discours de haine ne peuvent être dissociés des actes de violence auxquels ils sont susceptibles de conduire.
Les auteurs de la tribune ont également mis en question la cohérence des réactions du Parlement français face aux différentes affaires de violence. Ils ont rappelé le cas de Hichem Miraoui, tué pour des motifs racistes dans le Var en mai 2025. À l’époque, l’Assemblée nationale n’avait pas observé de minute de silence en sa mémoire.
À l’inverse, les députés avaient auparavant rendu hommage à Quentin Deranque, militant néonazi dont la mort avait suscité des controverses politiques. Les signataires ont cité cette différence de traitement comme un exemple de deux poids, deux mesures.
La minute de silence prévue à l’Assemblée nationale constituera ainsi un geste de mémoire en hommage à la victime de Trappes, dans un contexte de débat sur le racisme, les discours publics et la responsabilité des milieux politiques et médiatiques.
