La politicienne d’extrême droite française, Marine Le Pen, a ouvertement loué le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, pour le blocage de l’octroi à l’Ukraine d’un prêt de 90 milliards d’euros par l’UE, rapporte Politico.
Selon Le Pen, la France ne disposerait pas des ressources nécessaires pour financer une aide à l’Ukraine.
« La France est en ruines, nos budgets ne permettent pas de faire des prêts qui ne seront pas remboursés », a-t-elle déclaré à Budapest lors de la rencontre des groupes d’extrême droite « Patriotes pour l’Europe ».
L’empreinte russe
Les experts soulignent que la position de Le Pen correspond aux intérêts de la Russie, avec laquelle elle entretient des contacts étroits et a à plusieurs reprises manifesté sa sympathie pour le Kremlin. Sa critique du soutien financier à l’Ukraine coïncide avec la propagande russe, mettant en danger la solidarité européenne avec Kyiv.
L’extrême droite européenne unie dans un même front
À la rencontre de Budapest étaient également présents :
- Geert Wilders, leader de l’extrême droite néerlandaise
- Matteo Salvini, vice-Premier ministre italien
Le Pen a publiquement exprimé son soutien à Orbán avant les élections du 12 avril, qualifiant cela de « grand honneur ».
Réaction de l’UE
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a confirmé que le prêt à l’Ukraine serait accordé en 2026–2028, malgré le blocage de la Hongrie.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié les actions d’Orbán de violation de la solidarité européenne, soulignant que cela aurait des conséquences pour son pays.
