Un petit archipel français de l’Atlantique Nord s’est retrouvé au centre de l’attention diplomatique après la publication de Donald Trump, sur une carte duquel Saint-Pierre-et-Miquelon apparaissait aux couleurs du drapeau américain.
Le président français Emmanuel Macron a rejeté toute remise en cause du statut des îles,rapporte Le Figaro. Il a rappelé que l’archipel est français et le restera, soulignant que Paris n’a pas vocation à devoir réaffirmer chaque matin cette réalité en réaction à de telles déclarations publiques.
Un territoire français au large des côtes canadiennes
Saint-Pierre-et-Miquelon occupe une position géographique particulière : cet archipel français se trouve à seulement quelques kilomètres des côtes canadiennes. C’est précisément là qu’Emmanuel Macron doit rencontrer le 20 septembre le Premier ministre canadien Mark Carney.
Pour Saint-Pierre, cette visite aura une dimension historique : la ville accueillera pour la première fois un Premier ministre canadien dans le cadre d’un déplacement de ce niveau.
Cette rencontre intervient alors que les questions territoriales suscitent une attention accrue dans l’Atlantique Nord, où certaines déclarations américaines de ces dernières années ont régulièrement ravivé les débats autour des frontières et de la souveraineté.
La carte de Trump concerne plusieurs pays
La publication du président américain, datée du 7 septembre, ne concernait pas uniquement l’archipel français. La carte représentait également le Canada, le Mexique et plusieurs territoires français d’outre-mer aux couleurs américaines.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a affirmé que son pays n’avait jamais été et ne deviendrait pas une colonie ou un protectorat d’une autre puissance. La publication américaine a également suscité des réactions en Islande et au Danemark.
Une seule carte a ainsi provoqué des réactions de plusieurs gouvernements dont les territoires ou la souveraineté se sont retrouvés directement concernés par cette représentation américaine.
Le Groenland reste le précédent le plus marquant
L’intérêt de Donald Trump pour les territoires appartenant à des pays alliés n’est pas nouveau. Dès son premier mandat, il avait publiquement évoqué la possibilité d’acheter le Groenland au Danemark, avant de remettre cette question au centre de l’attention internationale.
En janvier 2025, Trump n’avait pas exclu le recours à une pression économique ou militaire pour prendre le contrôle du Groenland et du canal de Panama. Il avait également évoqué la possibilité d’une intégration du Groenland aux États-Unis.
Dans ce contexte, les déclarations d’Emmanuel Macron sur Saint-Pierre-et-Miquelon constituent un rappel clair de la position de Paris : la souveraineté française sur l’archipel n’est ni une question de négociation ni un sujet susceptible d’être remis en cause par de simples déclarations politiques.
