Depuis le 1er janvier 2026, la ville de Marseille a revu à la baisse les possibilités de location saisonnière des logements destinés aux visiteurs. Désormais, un propriétaire ne peut louer sa résidence principale à des fins touristiques que 90 jours par an, contre 120 auparavant.
Cela a été rapporté par France Info.
La mesure, votée par le conseil municipal, s’inscrit dans une stratégie visant à endiguer la pénurie de logements pour les habitants permanents.
Un soulagement pour les riverains, des réserves chez les professionnels
Dans plusieurs zones très fréquentées par les touristes, notamment le Panier, de nombreux habitants accueillent favorablement ce durcissement. Ils dénoncent depuis longtemps la pression touristique, les nuisances nocturnes et la transformation progressive de certains immeubles en hébergements quasi hôteliers.
À l’inverse, les professionnels de l’immobilier estiment que l’impact réel pourrait rester limité, rappelant que la majorité des locations de courte durée se concentrent déjà sur quelques semaines clés de l’année.
Une régulation qui va au-delà du simple plafonnement
La municipalité souligne que cette décision ne constitue qu’un élément d’un dispositif plus large. Depuis 2025, les propriétaires de logements secondaires mis sur le marché touristique doivent proposer, en contrepartie, un bien équivalent destiné à la location longue durée. D’après les chiffres de la ville, cette approche a entraîné une chute spectaculaire des demandes : en deux ans, elles sont passées de près de 800 à moins d’une centaine.
Priorité affichée : le logement des Marseillais
Avec ce tour de vis réglementaire, Marseille affirme sa volonté de rééquilibrer l’usage du parc immobilier au profit des résidents, quitte à restreindre l’expansion des plateformes de location touristique. L’objectif affiché est clair : rendre la ville plus vivable pour ses habitants, sans pour autant fermer la porte au tourisme.
