À quelques jours de Noël, une cyberattaque massive a frappé La Poste. Les systèmes informatiques ont connu de graves perturbations. La distribution des colis a ralenti. Les services numériques ont cessé de fonctionner dans plusieurs régions. Le timing interpelle. L’objectif paraît clair : semer le désordre au moment le plus sensible de l’année.
La revendication d’un groupe prorusse
D’après Le Figaro, un groupuscule de hackers prorusses, connu sous le nom de NoName057(16), a rapidement revendiqué l’attaque sur Telegram. Déjà visé il y a quelques mois par Europol, le groupe se vante d’avoir mené plus de 2 000 cyberattaques contre des infrastructures françaises.
« Tout va déjà mal dans les infrastructures françaises, mais nos cyberattaques ajoutent aujourd’hui encore plus de problèmes sur les bras des autorités russophobes de la “Cinquième République”. »
Cette déclaration, publiée sur un canal géré par le groupe, assume une logique idéologique et politique. La France figure depuis longtemps parmi leurs cibles prioritaires.
Une enquête judiciaire ouverte
Le parquet de Paris a confirmé la revendication au Figaro. Il a saisi l’Unité nationale cyber ainsi que la DGSI. Les enquêteurs examinent des faits d’entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données. Derrière cette attaque, se pose une question centrale : opportunisme médiatique ou véritable acte de cyberguerre assumé contre l’État français ?
