Emmanuel Macron suit « avec la plus grande attention » la situation de Laurent Vinatier, chercheur français emprisonné en Russie depuis juin 2024. Selon l’entourage du chef de l’État, le président reste pleinement mobilisé afin d’obtenir sa libération dans les plus brefs délais, avec l’appui des services de l’État concernés. Paris considère que le chercheur a été arrêté, condamné et retenu de manière arbitraire.
D’après BFM TV, cette réaction intervient après l’annonce, jeudi 25 décembre, d’une « proposition » formulée par Moscou à la France concernant cette affaire. Les autorités russes n’en ont pas précisé la nature.
Cette déclaration survient alors que les relations entre Paris et Moscou demeurent extrêmement dégradées, malgré des signaux récents en faveur d’un contact direct entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron.
Condamné en octobre 2024 à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré comme « agent de l’étranger », Laurent Vinatier avait reconnu les faits tout en invoquant son ignorance de la législation russe. Spécialiste de l’espace post-soviétique et employé par une ONG suisse, il fait également l’objet d’accusations d’espionnage, susceptibles d’alourdir sa peine.
L’espoir prudent de la famille
L’enquête se poursuit et un nouveau procès pourrait se tenir fin février 2026. Malgré ces perspectives, la famille du chercheur veut croire à un tournant.
« On espère », confie sa mère, Brigitte Vinatier, après un échange avec le Quai d’Orsay.
