Emmanuel Macron affiche une ambition claire : faire de la France une puissance mondiale de l’intelligence artificielle. Le discours volontariste ne manque pas. Pourtant, sur le terrain économique, l’IA progresse lentement.
D’après Les Échos, en 2025, seules 24 % des entreprises françaises ont recours à des outils d’intelligence artificielle générative. La moyenne européenne atteint, elle, 37 %, selon la Banque européenne d’investissement.
« La France mesure bien l’importance de ne pas rater le train de l’IA », souligne Antonin Bergeaud, professeur associé en économie à HEC Paris.
Les PME à la traîne
Ce retard concerne avant tout les petites et moyennes entreprises. Manque de compétences, coûts d’investissement, incertitudes réglementaires : les freins restent nombreux. Les grands groupes avancent plus vite, portés par des moyens financiers et humains plus solides.
L’écart se creuse ainsi entre ambition stratégique et réalité productive. Alors que l’IA transforme déjà les processus, la relation client et la prise de décision, une partie du tissu économique français peine à suivre le rythme.
Ce décalage pose une question centrale. Sans accélération massive de l’adoption, la France risque de voir ses gains de productivité s’éroder face à ses voisins européens, pourtant confrontés aux mêmes défis technologiques.
