Célébrités et révélations : l’art africain et afro-descendant à l’honneur à Paris

À Paris, dans l’ancienne imprimerie devenue galerie, Anne de Villepoix poursuit un travail engagé de longue date en faveur des artistes africains et afro-descendants. Bien avant que le marché et les institutions ne s’y intéressent, la galeriste a défendu ces voix singulières.

Selon Le Monde, l’exposition collective « Dans la splendeur de la nuit » en offre une synthèse dense et généreuse.

Les murs accueillent une dizaine d’artistes issus de générations et de cultures diverses. L’ensemble retrace plusieurs décennies d’engagement, tout en ouvrant la porte à de nouvelles découvertes. La profusion des œuvres empêche l’exhaustivité. Elle traduit aussi la vitalité de cette scène.

Dialogues, filiations et questionnements

Deux aquarelles de Barthélémy Toguo rappellent la fidélité de l’artiste camerounais à la galerie. Non loin, Noel W. Anderson mêle photographie, numérique et tapisserie. Il s’inscrit dans une lignée afro-américaine marquée par Barkley Hendricks et David Hammons. Le sport, ici le basket-ball, devient un motif ambivalent.

« Moyen d’ascension sociale ou assignation symbolique », interroge l’œuvre.

L’exposition tisse ainsi des correspondances. Elle confronte célébrités reconnues et révélations émergentes. Elle propose une lecture nuancée des identités, entre exaltation, contrainte et affirmation de soi.

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