La colère agricole ne faiblit pas. Jeudi, près d’une centaine d’agriculteurs se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale. Bonnets jaunes vissés sur la tête, banderoles déployées, ils ont entonné la Marseillaise face au Palais Bourbon. Sur l’une d’elles, un message sans détour : « On ne crèvera pas en silence ». Des Parisiens ont rejoint le cortège en signe de solidarité, sous les applaudissements.
Selon Le Figaro, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a affiché sa compréhension envers les manifestants. Elle a appelé à « continuer le combat », se plaçant ainsi du côté d’un monde agricole qui dit ne plus supporter la pression économique et administrative.
L’exécutif trace une ligne rouge
Le gouvernement, lui, durcit le ton. Sur France Info, la porte-parole Maud Bregeon a averti :
« Le gouvernement ne laissera pas faire des actions illégales, notamment en région parisienne. »
Dans les territoires, la tension monte. À Rodez, des agriculteurs ont bloqué les accès à la ville en déversant pneus et déchets sur les ronds-points, malgré des conditions météorologiques difficiles. Cette action répond au placement en garde à vue de plusieurs responsables de la Coordination rurale.
« On est un mouvement pacifique. Il n’y a eu aucune violence », affirme Mathieu Galliou, coprésident de la CR de l’Aveyron.
Entre soutien politique, fermeté gouvernementale et mobilisation de terrain, le bras de fer agricole s’installe durablement.
