« Le Groenland n’est pas à vendre » : l’île inuite se dresse face aux Etats-Unis

Au Groenland, l’humeur a changé en quelques semaines. Rire, stupeur, indignation, puis peur : les déclarations de la Maison Blanche ont fini par déclencher une colère ouverte. Donald Trump répète qu’il veut s’emparer, « de gré ou de force », de cette île inuite immense, mais peuplée de seulement 56 600 habitants. À Nuuk, la capitale, cette menace a balayé l’attrait que le rêve américain exerçait encore récemment.

Selon Le Monde, le sculpteur Kim Kleist-Eriksen illustre cette rupture à sa manière. Sur son téléphone, il montre une commande locale : un tupilak déchaîné, dents énormes, tenant la tête du président américain.

Une mobilisation contre Washington

Dans la tradition groenlandaise, ces créatures vengeresses traquent un ennemi précis. Les habitants redoutent surtout la puissance d’un chef d’Etat jugé imprévisible, capable de menacer ses alliés et d’employer la force sans trembler. Samedi 17 janvier, Nuuk appelle à une manifestation « contre les Etats-Unis », en parallèle du Danemark, avec une mobilisation annoncée massive.

« Le Groenland n’est pas à vendre. »

Le slogan circule partout, des conversations aux tee-shirts. Le drapeau groenlandais s’affiche sur les bâtiments publics et flotte sur les chantiers. Face à Washington, l’île se soude.

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