Les employés du musée du Louvre à Paris ont de nouveau lancé une grève en raison de revendications salariales, rapporte The Art Newspaper. Il s’agit de la neuvième action de protestation en l’espace d’un mois, illustrant l’aggravation du conflit entre le personnel et la direction de l’institution.
Pertes financières et revendications syndicales
En fonctionnement normal, le Louvre accueille environ 30 000 visiteurs par jour. Selon les syndicats, chaque journée de fermeture totale entraîne une perte estimée à 400 000 euros pour le musée.
Les grévistes réclament un alignement des salaires sur ceux pratiqués dans les autres musées nationaux et institutions publiques françaises.
Controverse autour des mégaprojets
Les syndicats critiquent également le projet de nouvelle entrée du Louvre, évalué à 666 millions d’euros, ainsi que les plans de création d’un complexe souterrain autour de La Joconde et d’un nouvel espace d’exposition. Ils appellent à renoncer aux projets de grande ampleur au profit de l’entretien courant et de la modernisation des infrastructures existantes.
La directrice sous pression croissante
La présidente-directrice du musée, Laurence des Cars, fait l’objet d’une attention accrue de la part des médias et du milieu professionnel. Des conservateurs du département des sculptures ont signé une pétition dénonçant le « licenciement injuste » de Sophie Jugie, ancienne directrice du département.
Contexte politique et avenir de la direction
Malgré les appels à sa démission, Laurence des Cars affirme assumer la responsabilité du lancement du projet de nouvelle entrée, dont la réalisation pourrait s’étendre sur plus de douze ans. Toutefois, une source proche du gouvernement français a déclaré à The Art Newspaper que « les jours de Laurence des Cars à ce poste sont comptés ».
Le Louvre s’abstient de commenter les pertes financières depuis la mi-décembre. Des négociations entre les syndicats et le ministère français de la Culture sur les salaires sont prévues le 29 janvier.
