Donald Trump menace d’imposer de nouvelles surtaxes douanières à huit pays européens, dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Il veut répondre à leur opposition sur le dossier du Groenland. L’Union européenne promet une riposte. Le ton monte. Et la confrontation commerciale paraît de plus en plus probable.
Davos sous tension
Selon Le Figaro, à Davos, Washington appelle Bruxelles à la retenue. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, met en garde contre l’instrument “anti-coercition” de l’UE, souvent décrit comme un “bazooka”. Selon lui, l’activer ne serait « pas judicieux ». D’autres responsables américains tiennent la même ligne. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, juge lui aussi une réaction européenne très mal avisée.
Jamieson Greer déclare :
« Chaque pays va chercher à faire ce qui considère être de son intérêt national. Et ceci a naturellement des conséquences. »
L’UE brandit ses outils
Emmanuel Macron insiste. Il rappelle que l’Europe doit utiliser ses moyens de défense commerciale. L’instrument “anti-coercition”, jamais utilisé, vise les pressions économiques contre un État membre. Il peut limiter certaines importations, fermer des marchés publics ou bloquer des investissements. Bruxelles se prépare donc à répondre, si Trump transforme ses menaces en mesures concrètes.
Trump en campagne permanente
Lors de sa conférence de presse, Donald Trump célèbre une première année de second mandat « formidable ». Il exhibe un dossier d’“accomplissements”. Il attaque aussi Joe Biden et durcit son discours sur la sécurité intérieure, avec des propos provocateurs sur la Somalie.
