Le Parlement européen durcit son ton face à Moscou. Mercredi, il adopte une résolution sur l’évolution de la guerre en Ukraine.
Selon Actualité, les députés dénoncent une agression qu’ils qualifient de brutale. Ils pointent des attaques délibérées contre les civils, la destruction d’infrastructures civiles et des violations graves du droit international humanitaire.
Pour eux, ces actes relèvent de la terreur et constituent des crimes de guerre. Sur cette base, le Parlement reconnaît la Russie comme un État soutenant le terrorisme et comme un État qui “a recours aux moyens du terrorisme”.
Vers un cadre juridique européen
Aujourd’hui, l’Union européenne ne peut pas désigner officiellement un État comme commanditaire du terrorisme. Le Parlement appelle donc l’UE et ses États membres à créer un cadre juridique adapté. Il demande aussi d’envisager l’ajout de la Russie à une future liste.
Une telle décision déclencherait des mesures restrictives majeures et changerait profondément la relation entre l’UE et Moscou.
Wagner et les “Kadyrovites” dans le viseur
En attendant, les députés demandent au Conseil d’inscrire plusieurs groupes armés soutenus par la Russie sur la liste européenne du terrorisme. Ils citent notamment le groupe Wagner et le 141e régiment spécial motorisé, connu sous le nom de “Kadyrovites”, ainsi que d’autres milices et mandataires.
Isolement, sanctions et chasse aux contournements
Le Parlement veut isoler davantage la Russie sur la scène internationale. Il vise même sa place dans certaines instances, dont le Conseil de sécurité de l’ONU. Il réclame aussi une réduction des liens diplomatiques et la fermeture des structures de propagande liées à l’État russe dans l’UE. Enfin, il presse les États membres d’achever un neuvième paquet de sanctions et de lutter activement contre leur contournement.
