Black-out, froid, urgence : l’Ukraine répare jour et nuit

L’Ukraine affronte une nouvelle crise énergétique après des bombardements russes visant ses infrastructures. Volodymyr Zelensky alerte sur des difficultés d’accès au chauffage et à l’électricité dans plusieurs régions, notamment Kiev, Kharkiv, Tchernihiv, Soumy, Dnipro et Zaporijia. La situation inquiète particulièrement dans la capitale.

Selon Le Monde, plus de 1 200 immeubles d’habitation se retrouvent sans chauffage. Les autorités mobilisent les équipes techniques pour limiter l’impact sur la population.

Dans la région de Kharkiv, la ville de Tchouhouïv perd aussi l’électricité après une attaque sur des infrastructures critiques. La maire, Halyna Minaeva, annonce des coupures dans plusieurs localités et attend l’évaluation des dégâts par les ingénieurs.

Diplomatie, OTAN et fracture européenne

Sur le plan politique, Zelensky confirme une reprise des négociations en fin de semaine. Il affirme que l’Ukraine se tiendra prête à discuter de « tous les points » nécessaires à un accord, après des pourparlers trilatéraux entre délégations russe, ukrainienne et américaine organisés à Abou Dhabi.

« L’Ukraine sera prête à discuter de tous les points qui doivent être discutés et faire l’objet d’un accord », déclare Volodymyr Zelensky.

Dans le même temps, Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, appelle les Européens à ne pas se bercer d’illusions sur une défense autonome.

« Si vous pensez que l’Europe pourrait se défendre seule, continuez de rêver », lance Mark Rutte.

L’Union européenne franchit aussi un cap énergétique : elle approuve définitivement l’interdiction des importations de gaz russe, malgré l’opposition de la Slovaquie et de la Hongrie, et l’abstention de la Bulgarie. Enfin, les ministres européens et britanniques annoncent une coopération renforcée pour faire de la mer du Nord un « grand pôle mondial d’énergie propre », afin de sécuriser l’approvisionnement et d’écarter le gaz russe.

Retour en haut