Le métier d’infirmière entre dans une nouvelle ère. Adoptée le 27 juin, la réforme portée par le gouvernement redéfinit en profondeur leur rôle dans le système de santé. Une loi, complétée par un « décret socle » publié le 24 décembre, pose les bases d’une profession plus autonome et plus centrale dans l’accès aux soins.
D’après TF1, les infirmières pourront désormais intervenir sans prescription médicale sur plusieurs missions essentielles. Elles auront aussi la possibilité de prescrire certains médicaments et examens, un changement majeur dans l’organisation des soins de proximité.
« Les infirmières doivent être pleinement reconnues comme des actrices clés du parcours de soins », a affirmé la ministre de la Santé lors de son déplacement à Taissy, dans la Marne.
Formation renforcée et nouvelles missions
Le gouvernement s’est engagé à publier, d’ici le premier semestre, l’ensemble des textes réglementaires manquants. Dès le mois de mars, les infirmières participeront également au dépistage du cancer colorectal, élargissant encore leur champ d’action.
Autre annonce forte : la création de plus de 5.000 nouvelles places en instituts de formation en soins infirmiers. Elles seront accessibles sur Parcoursup à partir de mai 2026. L’État y consacre un financement de 215 millions d’euros.
« Cette refonte de la formation vise une approche plus moderne, alignée sur les réalités du terrain », souligne le ministère de la Santé.
L’objectif est clair. Adapter les compétences aux évolutions du métier. Renforcer l’attractivité de la profession. Et surtout, réduire un taux d’abandon jugé préoccupant. Une réponse politique à la crise durable des vocations et à la pression croissante sur le système de soins.
