Outre-mer sacrifié : le retour du pétrole fait scandale

Le 29 janvier 2026, le Sénat français a adopté un projet de loi visant à relancer l’extraction de pétrole et de gaz dans les territoires d’outre-mer. Cette décision remet en cause la loi Hulot de 2017, qui interdisait l’octroi de nouvelles licences d’exploration et fixait la fin de toute extraction d’ici 2040.

D’après Sustainability Online, les sénateurs justifient cette mesure par des préoccupations liées à la souveraineté énergétique et à la sécurité de l’approvisionnement. Ils évoquent notamment les découvertes récentes de gisements au large du Guyana et du Suriname, voisins de la Guyane française.

Une décision vivement critiquée

Cette initiative a suscité une vive opposition de la part du gouvernement et des organisations environnementales. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a qualifié le projet de loi d’« anachronique » et a averti que la France risquait de perdre sa crédibilité internationale en matière de climat.

Fanny Petitbon, responsable de 350.org France, a déclaré :

« La France détruit sa crédibilité internationale. En ouvrant les territoires d’outre-mer au forage pétrolier, le Sénat déchire l’Accord de Paris. Ce n’est pas de la souveraineté, c’est une trahison de la diplomatie climatique du pays et de son propre peuple. »

Elle ajoute que cette décision est une « insulte » aux communautés en première ligne face aux impacts du changement climatique, telles que la montée des eaux et les cyclones dévastateurs.

Prochaines étapes

Le projet de loi doit maintenant être examiné par l’Assemblée nationale, où il peut encore être modifié. Les défenseurs du climat appellent les députés à rejeter cette mesure et à accélérer la transition vers les énergies renouvelables.

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