La France libère un pétrolier de la « flotte fantôme » après une amende de plusieurs millions d’euros

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que toute violation des sanctions de l’Union européenne aurait des conséquences. Le pétrolier GRINCH, lié à la « flotte fantôme » russe, ne quittera les eaux françaises qu’après le paiement d’une amende de plusieurs millions d’euros et trois semaines d’immobilisation au port de Fos-sur-Mer.

« Le contournement des sanctions européennes a un prix. La Russie ne pourra plus financer impunément la guerre grâce à une “flotte fantôme” au large de nos côtes », a souligné le ministre.

Pourquoi le navire a été retenu

Selon Reuters, le pétrolier a été intercepté en Méditerranée en janvier, puis dirigé vers une zone d’ancrage près de Marseille.

Les autorités françaises ont établi que le navire avait quitté le port russe de Mourmansk et naviguait sous pavillon des Comores. Toutefois, la société propriétaire n’a pas été en mesure de fournir des documents confirmant correctement son immatriculation sous ce pavillon, ce qui a motivé l’imposition de l’amende.

Une annonce initiale d’Emmanuel Macron

Le 22 janvier, le président français Emmanuel Macron avait annoncé l’interception du pétrolier, précisant que la marine nationale française était montée à bord de ce navire visé par des sanctions internationales.

Cependant, le 30 janvier, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a affirmé que la France avait été contrainte de relâcher le navire en raison des exigences du droit national.

Malgré cela, selon Jean-Noël Barrot, le 20e paquet de sanctions de l’UE en préparation devrait renforcer les restrictions et compliquer davantage les activités de la « flotte fantôme » russe.

Que signifie la « flotte fantôme » ?

Cette expression désigne un réseau de navires utilisant des schémas complexes de changement de pavillon, de propriétaires et d’itinéraires afin de contourner les sanctions visant les exportations de pétrole russe.

L’Union européenne élargit progressivement ses listes de sanctions afin de bloquer ces mécanismes de financement de la guerre.

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