La diplomatie s’active, mais les armes, elles, n’ont pas tu. Dans la nuit du 25 au 26 février, la Russie a lancé l’une de ses offensives aériennes les plus intenses ces dernières semaines sur l’Ukraine. Tandis que les délégations américaine, ukrainienne et russe s’apprêtent à se retrouver à Genève pour des discussions cruciales, Moscou a choisi d’envoyer un message de feu.
Selon les informations rapportées par Le Monde, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait état d’un barrage de 39 missiles et 80 drones lancés contre son pays.
Des frappes qui ont semé la désolation dans huit régions, de Kyiv à Odessa en passant par Poltava et Dnipro. Le chef de l’État a dénoncé des destructions et des « dizaines de blessés, dont des enfants ».
Le bilan humain, encore provisoire, témoigne de la violence des tirs. À Kharkiv, dans le nord-est, les services de secours dénombrent 14 blessés, dont un enfant. Plus au sud, à Zaporijia, neuf personnes ont été touchées. La frappe a notamment endommagé 19 immeubles, privant plus de 500 logements de chauffage en plein hiver.
Dans le même temps, des infrastructures énergétiques critiques ont été visées, plongeant des milliers de foyers dans le noir, comme dans l’oblast de Poltava.
Dans la capitale, Kyiv, la défense antiaérienne a heureusement limité les dégâts.
Si des incendies se sont déclarés dans deux quartiers, et qu’un immeuble de neuf étages a été endommagé, aucune victime n’est à déplorer pour l’instant, selon les secours locaux. L’armée de l’air ukrainienne, grâce à ses partenaires, affirme avoir abattu la majorité des projectiles.
