La campagne parisienne vient de basculer. À deux semaines du premier tour, Rachida Dati a créé la surprise. Sur BFMTV-RMC ce jeudi 26 février, la ministre démissionnaire de la Culture a affirmé haut et fort : « Je suis la candidate à la mairie de Paris soutenue par Emmanuel Macron. »
Elle précise le lien avec le chef de l’État. « De manière très amicale et aussi politiquement », insiste-t-elle. Selon BFMTV, elle a rencontré le président mercredi pour un « long » entretien. Elle a présenté sa démission du gouvernement pour se consacrer « pleinement » à la campagne.
Une déclaration qui sème la zizanie
Cette annonce est une petite bombe politique. Pourquoi ? Parce que le candidat officiel de Renaissance (le parti de Macron) et d’Horizons est Pierre-Yves Bournazel. Les sondages le donnent autour de 14% des intentions de vote.
Mais la situation se complique encore. Édouard Philippe, le patron d’Horizons, a lui-même brouillé les cartes. Mercredi, il a assuré qu’il ferait « tout » pour « l’alternance » à Paris. Son objectif : un « grand rassemblement de la droite et du centre » au second tour. Une manière de laisser la porte ouverte à un ralliement derrière Dati, si elle arrive en tête.
La position de Bournazel fragilisée
Pierre-Yves Bournazel ne l’entend pas de cette oreille. Il assure qu’il ne rejoindra « ni Emmanuel Grégoire (candidat socialiste) ni Rachida Dati » au second tour. Pourtant, sans le soutien clair de son propre camp, sa position devient intenable.
Rachida Dati, elle, veut « changer Paris » et « la vie des Parisiens ». Elle entend bien en profiter. Reste une question : ce soutien présidentiel, affirmé mais officieux, suffira-t-il à faire basculer la lourde machine électorale parisienne ? La réponse dans deux semaines.
