La guerre au Moyen-Orient franchit un nouveau seuil. Dans la nuit du 7 au 8 mars, des frappes attribuées aux États-Unis et à Israël ont visé plusieurs infrastructures pétrolières à Téhéran, provoquant incendies, morts et une perturbation majeure de l’approvisionnement énergétique de la capitale iranienne.
Des dépôts pétroliers en feu
Dans la nuit, plusieurs explosions ont secoué la capitale iranienne. Des frappes ont touché quatre dépôts pétroliers et un site logistique situés à Téhéran et dans ses environs. Les incendies déclenchés par les bombardements ont projeté une épaisse fumée noire au-dessus de la ville et plongé certains quartiers dans l’obscurité. Au moins quatre personnes ont été tuées, dont des employés travaillant sur les installations.
Face aux dégâts, les autorités ont immédiatement suspendu l’approvisionnement en carburant dans la capitale.
Une capitale privée de carburant
Selon Le Monde, les dégâts infligés au réseau logistique ont contraint les autorités locales à interrompre temporairement la distribution de carburant à Téhéran.
Le gouverneur de la ville, Mohammad Sadegh Motamedian, explique :
« En raison des dégâts causés au réseau d’approvisionnement en carburant, la distribution a été temporairement interrompue. »
Les autorités assurent toutefois que les équipes techniques travaillent à rétablir le système.
Une nouvelle escalade dans la guerre régionale
Ces frappes marquent la première attaque majeure visant directement les infrastructures pétrolières de la capitale iranienne depuis le début de l’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis.
En visant les dépôts pétroliers, les attaquants ciblent un secteur stratégique pour l’économie iranienne et pour la logistique militaire du pays.
Parallèlement, l’armée israélienne affirme avoir détecté plusieurs vagues de missiles tirés depuis l’Iran vers Israël, ce qui illustre la rapidité de l’escalade et la crainte d’un conflit régional plus large.
Dans Téhéran, l’odeur de brûlé et la fumée des incendies témoignent encore de la violence des frappes, tandis que les habitants s’inquiètent des conséquences sur l’approvisionnement en énergie et sur la sécurité de la capitale.
