Le représentant permanent de la France auprès de l’ONU, Jérôme Bonnafon, a déclaré que la Russie ne négocie pas de bonne foi et compte sur un conflit prolongé contre l’Ukraine. Selon lui, Moscou maintient des objectifs maximalistes depuis le début de la guerre et n’est pas prête à de véritables compromis.
Des conflits liés entre eux
Bonnafon a souligné que l’escalade au Moyen-Orient n’éclipse pas la guerre en Europe, et que les deux conflits sont interconnectés. En particulier, l’Iran a fourni à la Russie des drones de type Shahed, utilisés contre de grandes villes ukrainiennes bien avant les attaques sur le Golfe Persique.
Le diplomate a remis en question les déclarations de la Russie concernant son rôle de médiateur au Moyen-Orient : il est impossible de prendre au sérieux les initiatives russes tant que Moscou poursuit les hostilités en Europe, lancées à son initiative.
Soutien à l’Ukraine et pression sur la Russie
Bonnafon a insisté sur le fait que la France continuerait à soutenir légalement l’Ukraine, tout en maintenant la pression économique et politique sur la Russie. Il a appelé Moscou à accepter un cessez-le-feu, similaire à celui proposé par la Russie pour le Moyen-Orient, mais jamais réellement appliqué.
De plus, la France est prête à collaborer avec ses partenaires, y compris les États-Unis, pour parvenir à une paix juste et durable, garantissant l’indépendance et la souveraineté de l’Ukraine.
La terreur des missiles comme sujet de discussion
La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU s’est tenue à la demande de la délégation ukrainienne et a été consacrée aux attaques de missiles russes contre l’Ukraine. Cette initiative montre que les efforts de paix nécessitent non seulement des paroles, mais aussi des actions coordonnées de la communauté internationale.
La France adopte une position cohérente : le soutien à l’Ukraine et le maintien de la pression sur la Russie constituent les éléments clés de la stratégie internationale. Les efforts conjoints avec les alliés visent à empêcher la Russie de transformer le conflit en une guerre sans fin et à faire des négociations de paix une alternative réelle.
