Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a vivement réagi aux informations faisant état de contacts réguliers entre le chef de la diplomatie hongroise, Péter Szijjártó, et le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov.
Selon lui, une telle interaction va à l’encontre des principes fondamentaux de coopération au sein de l’Union européenne et fragilise la position commune des États membres, rapporte Le Parisien.
« Une atteinte au principe de solidarité »
Le chef de la diplomatie française a qualifié les actions de Budapest d’écart par rapport à l’unité européenne. Il a souligné que, face aux défis mondiaux, les États de l’UE doivent agir de manière coordonnée afin de préserver leur poids politique et leur influence sur la scène internationale.
Barrot a insisté sur le fait qu’un manque de position consolidée pourrait affaiblir l’Europe et la rendre plus vulnérable aux pressions extérieures.
La question de l’unité européenne
Les déclarations françaises interviennent dans un contexte de débats croissants sur la cohésion interne de l’Union européenne. Paris insiste sur la nécessité de maintenir l’unité entre les 27 États membres, en particulier dans les domaines de la politique étrangère et de la sécurité.
La diplomatie française estime que seule une action commune permettra à l’UE de répondre efficacement aux défis géopolitiques actuels et d’éviter un affaiblissement de sa position sur la scène mondiale.
