Le tribunal a reconnu le groupe Lafarge coupable de financement de groupes terroristes en Syrie. Les juges ont aussi condamné son ancien PDG, Bruno Lafont, à six ans de prison avec incarcération immédiate.
Selon Le Monde, l’enquête a montré que l’entreprise a maintenu ses activités sur place entre 2012 et 2014. Elle a versé plusieurs millions d’euros à des groupes armés pour continuer à exploiter son usine de ciment. Parmi ces groupes figurait l’organisation État islamique.
Les magistrats estiment que la direction connaissait les risques. Malgré cela, elle a poursuivi ses opérations pour préserver ses intérêts économiques. Le tribunal souligne que ces décisions ont contribué indirectement au financement d’organisations terroristes.
Les avocats de la défense contestent fermement le jugement. Ils affirment que l’entreprise agissait sous contrainte dans un contexte de guerre civile. Ils annoncent leur intention de faire appel.
Du côté des parties civiles, la décision marque une étape importante. Elles saluent une reconnaissance claire des responsabilités d’une multinationale dans un conflit armé.
« La recherche du profit ne peut pas justifier des compromis avec des groupes terroristes. »
Ce verdict ouvre un précédent judiciaire en France. Il renforce les exigences de vigilance imposées aux grandes entreprises à l’international.
