Deux associations, France Nature Environnement et l’Association citoyenne laïque des consommateurs, engagent une action en justice contre l’État. Elles déposent un recours devant le tribunal administratif de Paris. Elles dénoncent une carence dans la protection des ressources en eau potable et exigent des mesures concrètes.
Selon 20 Minutes, elles demandent à la justice d’imposer des actions rapides. Elles réclament notamment une réduction de l’usage des pesticides autour des captages, ainsi qu’une réparation du préjudice écologique.
Une pollution agricole massive et durable
Les associations pointent directement les pollutions agricoles. Les pesticides et les nitrates contaminent les sols, puis les nappes phréatiques et les rivières. L’eau du robinet dépend ensuite de ces ressources, malgré les traitements.
Cette contamination entraîne des coûts élevés pour dépolluer l’eau et complique l’accès à une eau de qualité.
Des chiffres qui illustrent une dégradation profonde
Entre 1980 et 2025, la France ferme environ 14 640 captages d’eau potable. Dans 31,9 % des cas, la dégradation de la qualité explique ces fermetures. Et dans 41,6 % des situations, les nitrates et pesticides jouent un rôle direct.
En 2024, plus de 19 millions de Français consomment au moins une fois une eau non conforme aux normes sanitaires liées aux pesticides.
Une bataille juridique aux enjeux majeurs
Les ONG veulent faire reconnaître la responsabilité de l’État et forcer un changement de politique. Elles privilégient la prévention plutôt que des solutions coûteuses de dépollution après contamination.
Cette affaire dépasse le cadre environnemental. Elle pose une question centrale : l’État protège-t-il réellement un droit fondamental, l’accès à une eau potable de qualité ?
