À Soisy-sous-Montmorency, le nouveau maire Nicolas Naudet augmente rapidement son indemnité après son élection. Selon La Dépêche, il la fait passer de 1 500 à 4 000 euros mensuels, soit une hausse de 173 %. Cette décision intervient dès le début du mandat, lors d’un conseil municipal.
L’élu assume pleinement cette revalorisation. Il affirme qu’elle correspond aux pratiques des communes voisines, où les indemnités atteignent souvent des niveaux similaires.
Une opposition virulente et un débat politique
L’opposition critique vivement cette décision. Elle juge cette augmentation « choquante » et déconnectée du contexte économique. Certains élus dénoncent un mauvais signal envoyé aux habitants, surtout dans un contexte d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat.
Un opposant souligne que les indemnités totales pourraient atteindre près de 7 500 euros par mois, en incluant d’autres fonctions et représentations. Il estime que cela contredit l’idée d’un engagement au service de la collectivité.
Une justification basée sur l’équité entre élus
Le maire défend sa décision avec un argument central : des indemnités trop faibles limiteraient la fonction aux personnes déjà aisées ou retraitées. Il considère donc cette hausse comme une mesure d’équité pour permettre à tous d’exercer ce mandat.
Il rappelle aussi que son prédécesseur percevait moins en raison de cumul d’autres fonctions rémunérées, ce qui fausse la comparaison.
Un cadre légal mais des marges d’ajustement
Les indemnités des maires restent encadrées par la loi et dépendent de la taille de la commune. Pour une ville d’environ 18 000 habitants, le montant théorique tourne autour de 2 778 euros bruts mensuels, mais des majorations peuvent s’ajouter.
Un débat récurrent sur la rémunération des élus
Cette affaire illustre un débat plus large : la rémunération des élus locaux suscite régulièrement des tensions.
D’un côté, certains défendent une juste compensation du travail politique. De l’autre, des critiques dénoncent des pratiques perçues comme opportunistes ou excessives.
En résumé, cette hausse légale mais brutale met en lumière une question sensible : comment concilier reconnaissance financière des élus et acceptabilité politique auprès des citoyens.
