Le cinéma français perd Claire Maurier, actrice populaire et discrète

Claire Maurier est morte dimanche 3 mai 2026, à l’âge de 97 ans. Son mari, le comédien Jean-Renaud Garcia, a annoncé sa disparition à l’AFP. L’actrice française, née Odette Agramon à Céret en 1929, laisse derrière elle une longue carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision. Elle a souvent incarné des seconds rôles, mais elle leur donnait une présence rare. 

Des rôles devenus familiers

Selon BFMTV, le grand public l’associe surtout à Suzanne, la patronne du café des Deux Moulins, dans Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, sorti en 2001. Mais Claire Maurier avait marqué le cinéma bien avant ce succès mondial. François Truffaut lui avait confié le rôle de Gilberte Doinel, la mère d’Antoine, dans Les Quatre Cents Coups. Elle avait aussi joué dans La Cuisine au beurre, avec Fernandel et Bourvil, puis dans La Cage aux folles, immense succès de 1978. 

Une carrière longue, entre théâtre et télévision

Claire Maurier avait reçu une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Un mauvais fils, de Claude Sautet, en 1981. Le théâtre l’avait également distinguée avec une nomination au Molière pour Un air de famille, d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, en 1995. Elle n’a jamais remporté ces prix, mais elle a traversé plusieurs générations de cinéma français. Sa dernière apparition à la télévision remonte à La Famille Katz, diffusée sur France 2 en 2013. 

Une actrice de caractère

Sans chercher la lumière, Claire Maurier a construit une filmographie solide. Elle a travaillé avec Truffaut, Sautet, Jeunet, Becker et plusieurs grandes figures populaires. Son parcours raconte une autre histoire du cinéma français : celle des actrices qui ne tiennent pas toujours les premiers rôles, mais qui donnent aux films leur mémoire, leur relief et leur vérité.

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