Le secteur des croisières retrouve à peine son équilibre après le choc du Covid-19. Pourtant, une nouvelle crise sanitaire inquiète déjà les compagnies. D’après Le Figaro, un foyer d’hantavirus lié au MV Hondius, navire de croisière parti d’Ushuaïa, en Argentine, a replacé les voyages en mer sous surveillance. Plusieurs pays suivent désormais les passagers rapatriés, tandis que les autorités sanitaires tentent de couper les chaînes de transmission.
Un navire au cœur de l’inquiétude
L’alerte concerne le virus des Andes, une forme d’hantavirus. Le bilan reste limité à l’échelle mondiale, mais il frappe fort : l’OMS a recensé des cas confirmés et plusieurs décès liés au navire. Le bateau transportait environ 147 passagers et membres d’équipage. Après son arrivée aux Canaries, les autorités ont organisé le débarquement et le rapatriement des voyageurs sous protocole sanitaire strict.
La France surveille ses passagers
En France, une passagère revenue du MV Hondius a reçu un test positif. Son état s’est aggravé, selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Les autorités françaises ont identifié 22 cas contacts et imposé des mesures d’isolement renforcées. Quatre autres Français présents sur le navire ont d’abord obtenu un résultat négatif, mais les équipes médicales poursuivent leur suivi.
Un marché encore marqué par le Covid
La crise arrive à un moment sensible. Pendant la pandémie, beaucoup d’observateurs ont cru le marché des croisières définitivement condamné. Les compagnies ont pourtant reconquis des clients grâce à une forte demande touristique. L’hantavirus ne provoque pas, à ce stade, un scénario comparable au Covid. Mais il rappelle une faiblesse structurelle du secteur : sur un bateau, la promiscuité transforme vite un incident sanitaire en crise internationale. L’OMS estime que le risque global reste faible, tout en prévenant que de nouveaux cas peuvent apparaître après la période d’incubation.
