Le gouvernement relance un dossier explosif en Nouvelle-Calédonie. Au Sénat, Sébastien Lecornu a défendu l’intégration des natifs dans le corps électoral provincial. Il refuse le statu quo, qu’il présente comme un faux équilibre. Selon lui, cette situation ne donne aucune perspective durable à l’archipel.
10 569 natifs concernés
Selon InfoGouv.fr, l’exécutif veut inscrire d’office 10 569 natifs sur les listes électorales. Il propose aussi d’ouvrir le vote aux conjoints d’électeurs. Cette réforme arrive à quelques semaines des élections provinciales, prévues le 28 juin 2026. Le calendrier renforce donc la tension politique.
Un équilibre fragile
Paris cherche à éviter une nouvelle crise institutionnelle. Mais le sujet reste très sensible. En Nouvelle-Calédonie, chaque modification du corps électoral touche directement aux équilibres entre indépendantistes, non-indépendantistes et Etat. Le gouvernement avance donc sur une ligne étroite.
