Les États-Unis ont déclaré lundi 25 mai être proches d’un accord « solide » avec l’Iran pour tenter de stabiliser la situation au Moyen-Orient, selon l’AFP. Depuis New Delhi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé que Washington travaillait encore à une entente permettant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz et la poursuite de discussions sur le nucléaire iranien.
Cette déclaration intervient après plusieurs semaines de tensions militaires et diplomatiques entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Le détroit d’Ormuz reste un enjeu central des négociations. Cette voie maritime stratégique transporte une part importante du pétrole mondial. Toute perturbation du trafic peut provoquer une hausse des prix de l’énergie et fragiliser l’économie mondiale.
Selon l’AFP, Donald Trump a toutefois appelé ses négociateurs à ne pas précipiter un accord. Le président américain estime que le temps joue en faveur de Washington malgré certains signes d’avancée entre les deux camps.
Du côté iranien, les autorités se montrent plus prudentes. Selon TF1 Info, Téhéran affirme que les discussions actuelles visent d’abord à mettre fin au conflit régional, notamment au Liban, et non à régler immédiatement la question nucléaire. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué que le dossier nucléaire serait traité dans une phase ultérieure.
Les négociations restent fragiles. Ces dernières semaines, plusieurs cycles de discussions ont échoué en raison de désaccords sur le programme nucléaire iranien et sur les conditions d’un cessez-le-feu durable. Washington réclame des engagements concrets de Téhéran concernant l’enrichissement d’uranium. L’Iran accuse de son côté les États-Unis d’imposer des exigences jugées excessives.
L’issue des pourparlers pourrait avoir des conséquences importantes pour la stabilité régionale, les marchés pétroliers et les relations diplomatiques entre les puissances occidentales et l’Iran. Plusieurs observateurs restent néanmoins prudents après de précédentes annonces d’accords qui n’avaient pas abouti.
