Les autorités françaises ont démantelé un réseau soupçonné d’importer du cannabis de Californie vers la France. Les gendarmes de la section de recherches de Versailles et l’Office antistupéfiants (Ofast) ont interpellé cinq personnes les 18 et 19 mai 2026. La justice les a ensuite mises en examen pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs.
Deux figures déjà connues des enquêteurs
Parmi les suspects figurent un ancien influenceur surnommé « PA7 » et un homme présenté comme « le prince de la fausse montre de luxe ». D’après Le Monde, les deux hommes fréquentaient déjà les services de police pour des affaires d’escroquerie et de contrefaçon.
Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir organisé l’importation de cannabis haut de gamme depuis les États-Unis vers la région parisienne.
Du cannabis caché dans des objets du quotidien
Le réseau utilisait des expéditions commerciales pour transporter la drogue. Les trafiquants dissimulaient le cannabis dans des bornes d’arcade, des meubles en kit ou du matériel de sport expédié par avion depuis la Californie.
Les colis arrivaient principalement à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle avant leur redistribution en France.
Une enquête lancée après un signalement américain
Les autorités américaines ont alerté les enquêteurs français en juin 2025. Les investigations ont ensuite permis d’identifier 21 expéditions suspectes entre les États-Unis et la France.
Les douanes ont intercepté quatre cargaisons contenant plus de 430 kilos de cannabis. Les enquêteurs estiment la valeur marchande à environ 4 millions d’euros. Les quantités réellement importées pourraient dépasser une tonne.
Un trafic révélateur de nouvelles filières
Cette affaire illustre l’évolution récente des réseaux de narcotrafic en Europe. Plusieurs groupes criminels profitent désormais de la légalisation du cannabis dans certains États américains pour importer des produits plus rentables vers le marché européen.
Les enquêteurs observent aussi une professionnalisation des réseaux. Les trafiquants utilisent des sociétés écrans, des plateformes numériques et des circuits logistiques complexes afin d’éviter les contrôles douaniers.
Des investigations encore en cours
Quatre suspects ont été placés en détention provisoire. La justice a placé une cinquième personne sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs poursuivent désormais leurs recherches pour identifier d’éventuels complices en France et aux États-Unis.
