La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré lors de sa visite à Vilnius que les récents incidents impliquant des drones dans les pays baltes sont considérés par l’Union européenne comme un élément d’une stratégie de pression systémique contre les États européens.
Selon elle, la situation sur le flanc oriental de l’UE ressemble de plus en plus à un état de tension permanente. Dans les régions frontalières, les alertes aériennes, les restrictions temporaires des transports et les mesures d’évacuation se multiplient, rapporte Le Figaro.
Bruxelles évoque une nouvelle forme de menaces hybrides
Les responsables européens estiment que cette série d’incidents ne relève pas du hasard. D’après plusieurs représentants de l’UE, il s’agirait d’une tactique visant à provoquer une fatigue psychologique et à créer un climat d’incertitude dans les pays situés à proximité de la frontière russe.
Au sein des institutions européennes, on souligne que ce type d’épisodes ne cherche pas nécessairement un impact militaire direct, mais plutôt une déstabilisation des sociétés et un test des capacités des systèmes de sécurité.
Les drones deviennent un nouveau défi pour la région baltique
Ces dernières semaines, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie ont signalé plusieurs apparitions ou chutes de drones. Selon des évaluations préliminaires, certains appareils auraient pu dévier de leur trajectoire lors d’attaques dans la région de Saint-Pétersbourg.
Une alerte aérienne de grande ampleur à Vilnius a particulièrement marqué les esprits : plusieurs institutions publiques ont été placées en mode de sécurité et les habitants invités à rejoindre des abris.
Même si aucun dégât majeur n’a été signalé, ces incidents ont mis en évidence les vulnérabilités des systèmes de détection précoce et de réaction face aux menaces liées aux drones.
L’Europe revoit sa stratégie de sécurité sur le flanc oriental
À la suite de cette série d’incidents, l’Union européenne discute de plus en plus activement d’un renforcement des systèmes de défense aérienne ainsi que d’une meilleure coordination entre les pays de l’OTAN et de l’UE.
À Bruxelles, plusieurs responsables estiment que l’expérience des pays baltes pourrait servir d’avertissement pour l’ensemble du continent, des scénarios hybrides similaires pouvant potentiellement toucher d’autres États européens.
