L’armée israélienne a intensifié mardi 26 mai ses opérations dans le sud du Liban, où des frappes ont fait au moins 31 morts et 40 blessés, selon le ministère libanais de la santé. Parmi les victimes figurent au moins quatre enfants. D’après les autorités libanaises relayées par Le Monde, la ville de Bourj Al-Chemali, près de Tyr, a particulièrement été touchée avec quatorze morts recensés.
Selon Le Monde, l’armée israélienne a également multiplié les ordres d’évacuation dans plusieurs villages des districts de Tyr et de Bint Jbeil. En deux heures, cinq alertes successives ont visé des localités du sud libanais. Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a diffusé ces consignes sur Telegram.
Israël maintient ses opérations contre le Hezbollah
Israël poursuit ses opérations contre le Hezbollah malgré le cessez-le-feu en vigueur. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, affirme que l’armée israélienne a tué environ 700 combattants du Hezbollah depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 17 avril. Ces déclarations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Dans le même temps, le Hezbollah poursuit ses attaques contre l’armée israélienne, selon les informations rapportées par Le Monde. Les échanges de tirs entretiennent les craintes d’un élargissement du conflit régional, déjà marqué par les tensions entre Israël, l’Iran et leurs alliés respectifs.
Les tensions régionales restent élevées
Les conséquences dépassent le terrain militaire. Les marchés pétroliers ont réagi à cette montée des tensions. Le baril de Brent a frôlé les 100 dollars mardi, tandis que les inquiétudes sur la sécurité énergétique et les routes maritimes augmentent.
Sur le plan diplomatique, la Chine a appelé à la reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran. Pékin a demandé le respect du cessez-le-feu et soutenu les efforts de médiation internationale pour éviter une aggravation du conflit.
Cette situation renforce l’instabilité au Proche-Orient et fait craindre une crise humanitaire plus large dans le sud du Liban, où de nombreux habitants quittent les zones visées par les bombardements.
