La vague de chaleur extrême qui a frappé la France à la fin du mois de juin a provoqué plus de 1 000 décès, selon l’Agence de santé publique française, citée par Reuters.
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a souligné que les effets des températures élevées peuvent apparaître avec un décalage pouvant aller jusqu’à 10 jours après la fin de la période caniculaire, ce qui complique l’évaluation complète du bilan.
Les personnes âgées particulièrement touchées
Selon les premières données, la majorité des décès concerne des personnes âgées de 65 ans et plus, mais l’impact de la chaleur anormale a été observé dans toutes les tranches d’âge.
Les autorités n’excluent pas une hausse du bilan final, les données provenant encore des maisons de retraite et des structures sociales étant en cours de traitement.
La situation météorologique s’améliore, mais les risques persistent
Météo-France indique que les températures commencent à baisser dans la plupart des régions, même si certains départements du nord-est restent sous surveillance en raison de risques thermiques élevés.
Par ailleurs, les orages survenus le 27 juin ont provoqué d’importantes perturbations : selon le gestionnaire du réseau Enedis, environ 36 000 foyers ont été privés d’électricité au plus fort de l’épisode.
Une vague de chaleur étendue à une grande partie de l’Europe
Des températures extrêmes ont également touché plusieurs pays d’Europe occidentale. En Allemagne, en Pologne et en Italie, les thermomètres ont atteint ou approché les 40°C.
Cette situation a entraîné non seulement des pertes humaines, mais aussi des perturbations du réseau énergétique et des dommages aux infrastructures dans plusieurs régions.
Les météorologues alertent sur de nouvelles variations climatiques
Les scientifiques estiment que l’épisode de chaleur, débuté le 20 juin, pourrait figurer parmi les plus intenses jamais enregistrés en Europe.
Dans les prochains jours, des orages localisés sont attendus en France et en Allemagne, avant un refroidissement progressif en Europe occidentale. La chaleur pourrait toutefois se déplacer vers l’Europe centrale et les Balkans.
Les experts rappellent enfin que l’Europe se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, ce qui augmente la fréquence et l’intensité de ce type d’événements climatiques.
