L’industrie se redresse timidement mais les services restent sous pression

L’économie française a montré un léger mieux en juin 2026, mais le secteur privé reste en contraction. L’indice PMI composite flash de S&P Global est remonté à 47,6, contre 44,9 en mai. Toutefois, il reste sous le seuil de 50, qui sépare la croissance du recul de l’activité.

Selon Reuters, l’amélioration concerne l’industrie et les services. L’indice PMI manufacturier a progressé à 50,7. En revanche, l’indice des services est resté en zone de contraction, à 47,4. Cette évolution montre une économie moins dégradée, mais encore fragile.

L’économie française reste freinée par une demande faible

Les entreprises françaises continuent de subir une demande insuffisante. Les nouvelles commandes ont reculé pour le septième mois consécutif. Cependant, la baisse s’est faite à un rythme moins marqué qu’en mai.

Ce point est important pour la conjoncture. Une demande faible limite la production, les ventes et les embauches. De plus, elle pèse sur la confiance des entreprises. Ainsi, l’amélioration du PMI ne suffit pas à confirmer une reprise solide.

L’industrie donne néanmoins un signal plus positif. Le PMI manufacturier repasse au-dessus de 50. Cela indique une légère expansion du secteur. En revanche, la production manufacturière reste encore faible, avec un indice de production à 48,9.

Les services restent le principal point faible

Les services représentent une grande partie de l’économie française. Leur recul pèse donc fortement sur l’activité globale. En juin, leur indice PMI a atteint 47,4, son plus haut niveau depuis trois mois. Toutefois, ce niveau indique encore une contraction.

Cette situation reflète les difficultés de plusieurs secteurs. Les entreprises font face à des coûts élevés, à une consommation prudente et à une demande extérieure plus faible. Par ailleurs, les commandes à l’exportation ont continué de baisser fortement.

L’emploi s’est stabilisé après un recul en mai. C’est un signal moins négatif pour le marché du travail. Néanmoins, les entreprises restent prudentes. Elles attendent une amélioration plus nette avant de recruter davantage.

Retour en haut