Les discussions sur l’avenir de la bande de Gaza semblent franchir une nouvelle étape après les déclarations du Hamas affirmant qu’un accord a été conclu avec les États-Unis pour préparer la deuxième phase du cessez-le-feu. Selon le mouvement palestinien, ce cadre prévoit un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza en contrepartie du désarmement du Hamas et des autres groupes armés présents dans l’enclave.
Le projet présenté par les responsables du Hamas prévoit également la mise en place d’un nouveau dispositif de sécurité placé sous supervision internationale, rapporte Le Parisien.
Dans ce scénario, une mission internationale, appuyée par de nouvelles forces de sécurité palestiniennes, serait chargée d’accompagner l’application de l’accord. Une administration civile de transition assurerait parallèlement la reconstruction de Gaza ainsi que la gestion du processus de collecte et de contrôle des armes remises.
Israël maintient sa ligne sur la démilitarisation
Les autorités israéliennes rappellent toutefois que tout retrait militaire reste conditionné à la disparition complète des capacités armées du Hamas.
À Jérusalem, le gouvernement estime que la démilitarisation totale de la bande de Gaza constitue un préalable indispensable à toute évolution du dispositif sécuritaire et à la poursuite des discussions.
Les médiateurs poursuivent leurs consultations
De nouvelles négociations doivent désormais réunir les principaux médiateurs internationaux afin de définir les modalités concrètes de mise en œuvre d’un éventuel accord.
L’Égypte, le Qatar, la Turquie et les États-Unis participent aux consultations destinées à établir un calendrier, les garanties de sécurité et les mécanismes de suivi de la future phase du cessez-le-feu. Selon plusieurs sources impliquées dans le processus, ces discussions pourraient se prolonger pendant plusieurs semaines.
Les combats se poursuivent malgré les avancées diplomatiques
Sur le terrain, la situation reste toutefois extrêmement tendue. Les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza, tandis que les organisations humanitaires continuent d’alerter sur la gravité de la crise.
L’avenir de la deuxième phase du cessez-le-fe-feu dépendra désormais de la capacité des parties à s’entendre sur les modalités du désarmement, les garanties de sécurité et le futur mode de gouvernance du territoire palestinien.
