La Russie a lancé plusieurs vagues de missiles balistiques et de drones contre Kyiv dans la nuit du 31 juillet au 1er août. Au moins neuf personnes ont été tuées dans la capitale ukrainienne, où les secours poursuivent leurs opérations parmi les immeubles endommagés.
Selon Reuters, les autorités ukrainiennes ont recensé au moins 28 blessés, dont quatre enfants, dans sept quartiers de Kyiv. L’Associated Press fait toutefois état de 30 blessés, ce qui montre que le bilan restait encore susceptible d’évoluer samedi matin.
Une attaque russe concentrée sur plusieurs quartiers de Kyiv
Plus de dix explosions ont retenti pendant les différentes vagues de frappes. Les quartiers de Darnytskyi et de Solomianskyi figurent parmi les secteurs les plus durement touchés.
À Darnytskyi, les autorités ont confirmé sept décès. Des immeubles, des commerces et plusieurs véhicules ont également subi des dégâts. À Solomianskyi, une frappe a fortement endommagé un bâtiment résidentiel de cinq étages.
Par ailleurs, des incendies se sont déclarés dans plusieurs zones de la capitale. Des coupures de courant ont aussi été signalées. Les équipes de secours ont évacué des dizaines d’habitants pendant que les pompiers sécurisaient les bâtiments fragilisés.
Le président Volodymyr Zelensky a indiqué que dix-huit immeubles d’habitation avaient été endommagés. Cependant, l’étendue exacte des destructions doit encore être évaluée par les services municipaux.
Le bilan de l’attaque sur Kyiv reste provisoire
Neuf morts et trente blessés avaient été recensés dans la matinée du 1er août. Les recherches continuaient néanmoins dans les zones frappées, notamment autour des bâtiments résidentiels les plus endommagés.
Les premiers chiffres ont varié au fil des interventions. Certaines autorités ont annoncé 27 blessés, tandis que d’autres en ont dénombré 28 ou 30. Ces différences peuvent s’expliquer par les hospitalisations successives et la consolidation progressive des données.
Les autorités ukrainiennes attribuent l’attaque aux forces russes. Moscou affirme, de son côté, viser des installations militaires, industrielles et logistiques. Toutefois, cette version ne permet pas d’expliquer les dégâts constatés dans les secteurs résidentiels et ne peut pas être vérifiée de manière indépendante.
La défense aérienne ukrainienne de nouveau sous pression
Cette attaque contre Kyiv intervient après plusieurs bombardements majeurs menés pendant le mois de juillet. Ainsi, la multiplication des missiles balistiques met en évidence les limites actuelles de la défense aérienne ukrainienne.
Ces projectiles suivent une trajectoire rapide et restent difficiles à intercepter. L’Ukraine dépend notamment des systèmes Patriot et de leurs missiles intercepteurs pour répondre à cette menace. Or, les responsables ukrainiens alertent régulièrement sur des stocks insuffisants.
Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha, a donc renouvelé son appel à une accélération des livraisons occidentales. Kyiv demande aussi davantage de moyens capables de protéger les grandes villes, les infrastructures énergétiques et les zones industrielles.
Une pression accrue sur les civils et les infrastructures
Les frappes répétées ont des conséquences qui dépassent le bilan immédiat. Elles déplacent des habitants, interrompent les services publics et augmentent les besoins de réparation dans les quartiers touchés.
En outre, les alertes presque quotidiennes pèsent sur la population. Les stations de métro restent les abris les plus utilisés, mais les capacités d’accueil et la qualité des refuges varient fortement selon les secteurs.
Enfin, la nouvelle attaque sur Kyiv devrait renforcer les discussions entre l’Ukraine et ses alliés. La protection contre les missiles balistiques reste l’une des demandes prioritaires de Kyiv, alors que les combats se poursuivent sur un front long d’environ 1 200 kilomètres.
