Les syndicats de la fonction publique préparent une mobilisation nationale sur les salaires le 29 septembre

Les agents publics sont appelés à se mobiliser le 29 septembre autour des salaires et des conditions de travail. Cette journée intervient à un moment stratégique du calendrier budgétaire. Les syndicats veulent donc remettre le pouvoir d’achat des fonctionnaires au centre des arbitrages.

Selon la CGT, sept organisations représentatives ont engagé la préparation de cette mobilisation avec des manifestations et la perspective d’une grève. La CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP figurent parmi les signataires.

Les salaires au centre de la mobilisation

Les organisations réclament d’abord des mesures salariales générales. Elles demandent notamment une revalorisation significative du point d’indice.

Ce mécanisme joue un rôle central dans le calcul de la rémunération des fonctionnaires. Ainsi, sa valeur influence directement le salaire de millions d’agents.

Les syndicats souhaitent également une refonte des grilles indiciaires. Ils veulent permettre une meilleure progression des carrières. Par ailleurs, ils demandent que les débuts de carrière ne restent pas durablement proches du Smic. L’attractivité de certains métiers constitue un autre argument majeur.

Plusieurs revendications au-delà des rémunérations

La mobilisation ne porte pas uniquement sur les salaires. Les syndicats demandent également le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat.

Ils réclament aussi le maintien intégral de la rémunération pendant les congés maladie ordinaires. En outre, ils veulent la suppression du jour de carence.

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes figure également dans la plateforme commune. Les organisations demandent des moyens concrets pour appliquer la directive européenne sur la transparence salariale. Ainsi, la mobilisation rassemble des revendications financières, sociales et professionnelles.

Les services publics confrontés au problème d’attractivité

Les syndicats insistent aussi sur les difficultés de recrutement. Plusieurs secteurs publics peinent à attirer ou conserver des agents.

Le phénomène concerne des métiers très différents. Il peut affecter l’éducation, la santé, les collectivités ou certains services administratifs. Des postes vacants augmentent ensuite la charge des personnels présents. Cela peut donc détériorer les conditions de travail et la qualité du service.

Les organisations syndicales considèrent que les rémunérations expliquent une partie de ces difficultés. Cependant, les conditions d’exercice jouent également un rôle.

Le calendrier budgétaire augmente la pression

La date du 29 septembre n’est pas anodine. Elle place la mobilisation à proximité des discussions budgétaires pour 2027. Les syndicats veulent peser avant les arbitrages définitifs. Le gouvernement doit toutefois composer avec des contraintes financières importantes. Cette confrontation entre maîtrise des dépenses et revendications salariales devrait donc structurer les prochaines semaines.

Une hausse générale du point d’indice représente un coût significatif pour les finances publiques. En revanche, les syndicats soulignent le coût social d’une perte continue d’attractivité. Enfin, l’ampleur de la mobilisation donnera une première indication du rapport de force. Les transports, les écoles et les administrations pourraient être concernés selon les préavis déposés dans chaque secteur.

Les détails pratiques devront donc être précisés à l’approche du 29 septembre.

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