Le président français Emmanuel Macron réunit vendredi les dirigeants des partis représentés au Parlement pour discuter de la dégradation de la situation internationale et de ses conséquences potentielles pour la France.
La réunion se tiendra le 17 septembre à 10h30 à l’Élysée, rapporte France info. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, ainsi que des représentants du commandement militaire et des services de renseignement, y participeront également.
L’Ukraine et le Moyen-Orient au cœur des discussions
Selon l’Élysée, cette réunion intervient dans un contexte de « dégradation rapide de la situation internationale » ces derniers jours.
Emmanuel Macron souhaite évoquer les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, notamment leurs conséquences potentielles sur la sécurité de la France et la stabilité de son approvisionnement énergétique.
Le format de la rencontre devrait rappeler les précédentes consultations organisées par le chef de l’État avec les responsables politiques à Saint-Denis. Les représentants des partis pourront participer en personne ou désigner leur candidat à l’élection présidentielle.
Paris cherche des réponses face aux tensions autour du détroit d’Ormuz
La réunion intervient alors que la France multiplie les efforts diplomatiques autour de la situation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent d’importants volumes d’approvisionnements énergétiques mondiaux.
La veille, Emmanuel Macron avait appelé à rétablir la liberté de navigation et à rechercher des itinéraires alternatifs pour permettre aux navires de poursuivre leur circulation.
Les difficultés affectant les approvisionnements énergétiques ont également commencé à se faire sentir en France. La forte hausse des prix des carburants a provoqué de nouvelles mobilisations, notamment parmi les pêcheurs.
Le gouvernement maintient parallèlement les aides au carburant
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé le maintien des compensations ciblées sur le prix du carburant jusqu’au 31 décembre pour certains secteurs professionnels.
Le dispositif concerne notamment les pêcheurs, les agriculteurs et les entreprises du bâtiment et vise à limiter l’impact de la hausse des prix sur leur activité.
La réunion de vendredi à l’Élysée se tiendra ainsi à la croisée de risques diplomatiques, sécuritaires et énergétiques, qui exercent simultanément une pression croissante sur le gouvernement français.
