Des pêcheurs ont bloqué jeudi 17 septembre plusieurs infrastructures du littoral méditerranéen pour protester contre la hausse du carburant. Nice, Sète et Frontignan ont notamment été touchées. Après plusieurs heures de mobilisation, certains barrages ont finalement été levés.
D’après l’AFP, une trentaine de pêcheurs avaient notamment empêché les camions-citernes d’accéder au dépôt pétrolier de Frontignan. Une trentaine de bateaux participaient également au mouvement à Sète. À Nice, des navires avaient pris position à l’entrée du port.
Le carburant fragilise la rentabilité des pêcheurs
La mobilisation vise d’abord le coût du gazole professionnel. Pour les pêcheurs, cette dépense représente une part importante des charges d’exploitation. Une hausse rapide des prix peut donc réduire fortement la rentabilité d’une sortie en mer.
Cependant, le carburant n’est pas le seul motif de mécontentement. Certains professionnels dénoncent également les contraintes réglementaires européennes. La répartition des quotas de thon rouge entre Atlantique et Méditerranée alimente aussi les tensions.
Le mouvement a rapidement perturbé l’activité maritime. À Nice, un ferry en provenance de Corse a dû être dérouté. À Sète, la criée était déjà à l’arrêt et plusieurs liaisons avaient subi des perturbations.
Le gouvernement promet un mécanisme d’aide
La ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a reçu les représentants du secteur pendant plusieurs heures. À l’issue des discussions, elle a annoncé un nouveau dispositif lié à l’évolution des cours du carburant.
Cette réponse a permis une première décrue du mouvement. Les blocages de Nice et de Frontignan ont notamment été levés jeudi. Toutefois, les professionnels restent attentifs aux modalités concrètes du mécanisme annoncé.
L’enjeu dépasse le seul secteur de la pêche. La flambée énergétique touche aussi d’autres professions qui utilisent beaucoup de carburant. De plus, elle peut finir par peser sur les prix payés par les consommateurs.
La mobilisation constitue donc un nouveau signal pour l’exécutif. Celui-ci doit soutenir les secteurs les plus exposés sans transformer les aides d’urgence en dépenses permanentes. Le niveau des prix de l’énergie restera déterminant dans les prochaines semaines.
