Le prix du diesel a franchi un nouveau seuil vendredi 18 septembre. Le litre dépasse désormais 2,39 euros en moyenne en France. Ce niveau inédit remet le coût des déplacements au centre des préoccupations des automobilistes. Et les écarts entre stations restent importants.
Selon l’AFP, la moyenne a été calculée à partir des tarifs déclarés par plus de 9 000 stations-service. Le précédent sommet datait d’avril 2026. Le SP95-E10 reste également très cher. Son prix moyen atteignait environ 2,17 euros vendredi matin.
Le prix du diesel dépasse son précédent record
La situation concerne directement des millions de ménages. En effet, la voiture reste indispensable pour de nombreux trajets professionnels. Elle l’est particulièrement dans les territoires ruraux et périurbains.
Plus de 700 stations affichaient vendredi un diesel supérieur à 2,50 euros le litre. En outre, environ 70 stations dépassaient 2,70 euros. Pour le SP95-E10, plus d’une centaine de points de vente affichaient au moins 2,40 euros.
Ces chiffres restent toutefois des moyennes calculées à partir des prix déclarés. Toutes les stations ne mettent pas leurs informations à jour chaque jour.
Le gouvernement publie également des données officielles sur les prix des carburants. Elles permettent notamment aux consommateurs de comparer les stations.
Un plein qui pèse davantage sur le budget
À 2,39 euros le litre, remplir un réservoir de 50 litres représente près de 120 euros. Une différence de seulement 20 centimes par litre ajoute déjà dix euros au prix du plein.
Cette hausse intervient alors que les déplacements représentent une dépense importante pour les ménages. Une étude récente d’Ipsos bva pour Wimoov estime leur coût moyen à 225 euros par mois, hors achat du véhicule.
Cependant, cette moyenne masque de fortes différences. Les habitants des campagnes disposent souvent de moins d’alternatives à la voiture.
Ainsi, 79 % des habitants des territoires ruraux interrogés déclarent qu’ils ne pourraient pas remplacer leur voiture par un autre moyen après une panne. Le prix du carburant dépasse donc la seule question automobile.
Les carburants deviennent une question de mobilité
L’augmentation des prix peut modifier les habitudes quotidiennes. Certains ménages réduisent leurs déplacements. D’autres reportent des dépenses ou cherchent des solutions de covoiturage.
Le baromètre Wimoov montre d’ailleurs que 54 % des automobilistes interrogés réduiraient leur utilisation de la voiture si le carburant augmentait encore de 30 centimes.
Par ailleurs, le phénomène touche directement l’accès à l’emploi, aux commerces et aux services publics. Les conséquences diffèrent donc fortement entre grandes villes et territoires moins desservis.
Pour les automobilistes, les prochaines publications officielles sur les prix seront particulièrement surveillées. Elles permettront de déterminer si le record du 18 septembre marque un pic ou une nouvelle étape durable.
