Le gouvernement français renforce son dispositif de soutien aux conducteurs face à la forte hausse des prix du carburant. À partir d’octobre, l’aide accordée aux bénéficiaires actuels passera à 40 centimes par litre, contre 20 centimes auparavant.
Mis en place au printemps, le dispositif est prolongé jusqu’à la fin de 2026, rapporte France info. Environ 1,5 million de personnes en ont déjà bénéficié et jusqu’à 5,5 millions de Français supplémentaires pourraient désormais être éligibles.
Qui peut bénéficier de l’aide ?
Le dispositif principal vise les travailleurs aux revenus modestes qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail. Pour être éligible, il faut posséder une voiture classique ou un véhicule hybride non rechargeable et remplir au moins l’un des critères liés aux déplacements professionnels.
L’aide concerne notamment les personnes qui parcourent au moins 15 kilomètres entre leur domicile et leur lieu de travail, dans un seul sens, ou celles qui effectuent au moins 8 000 kilomètres de déplacements professionnels par an.
Le plafond de revenus a également été relevé. Il est désormais fixé à 2 050 euros par mois pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple et 6 100 euros pour un couple avec deux enfants.
Les véhicules entièrement électriques ne sont pas concernés par ce dispositif.
Des conditions spécifiques pour les professionnels de santé et de l’aide à domicile
Le gouvernement élargit également le soutien à certaines professions qui nécessitent de nombreux déplacements au cours de la journée.
Les infirmières libérales parcourant en moyenne plus de 100 kilomètres par jour pourront bénéficier d’une prime territoriale et rurale supplémentaire de 80 euros, sans condition de revenus.
Un dispositif spécifique est également prévu pour les salariés de l’aide à domicile. Pour y avoir droit, ils devront utiliser leur propre véhicule, travailler au moins à temps partiel et parcourir au moins 30 kilomètres par jour.
Comment demander l’aide ?
Pour effectuer les démarches, les conducteurs doivent utiliser le simulateur disponible sur le site de l’administration fiscale française. Ils devront notamment disposer de leur dernier avis d’imposition, des informations relatives aux revenus du foyer et du nombre de parts fiscales.
Le numéro d’immatriculation du véhicule et les informations figurant sur le certificat d’immatriculation seront également nécessaires.
Après avoir effectué la simulation, les personnes remplissant les critères pourront accéder au formulaire de demande. Pour les conducteurs ayant déjà bénéficié de l’aide, le nouveau montant devrait être versé automatiquement.
L’élargissement du dispositif s’inscrit dans un plan gouvernemental de 450 millions d’euros destiné à atténuer l’impact de la forte hausse des prix du carburant sur les ménages français et les travailleurs qui dépendent de leur véhicule dans leur activité quotidienne.
