En France, la mobilisation des lycéens entre dans une nouvelle phase. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a déclaré que la mobilisation nationale prévue le 6 octobre constituerait le « point de départ » d’une nouvelle série de manifestations.
Le responsable politique a appelé ses sympathisants à soutenir les élèves au cours de cette période, raporte France info. Sa déclaration intervient alors que les rassemblements devant les lycées se multiplient dans le pays et que plusieurs milliers de personnes ont été interpellées.
Plus de 5 000 interpellations depuis le début de la semaine
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état de 1 747 interpellations vendredi. Depuis lundi, le nombre total de personnes arrêtées a dépassé les 5 000.
En Île-de-France, la préfecture indique que plus de 800 personnes ont été interpellées depuis le début de la semaine, dont 255 vendredi. Environ 85 % des personnes arrêtées étaient mineures. Les autorités précisent toutefois que toutes n’étaient pas nécessairement élèves des lycées concernés par les troubles.
Les manifestations ont également fait 77 blessés parmi les policiers.
Des mobilisations marquées par des épisodes de violence
Parallèlement aux blocages, plusieurs incidents ont fait apparaître un risque croissant pour les personnels des établissements scolaires.
À La Ciotat, le professeur de physique-chimie Thierry Laurent a été aspergé d’essence alors qu’il tentait d’éteindre un incendie. L’enseignant a signalé les faits aux forces de l’ordre et déposé plainte.
Cet épisode illustre la manière dont les mobilisations initialement centrées sur les conditions d’apprentissage peuvent, dans certains endroits, dégénérer en affrontements dangereux.
Le gouvernement reconnaît le droit des élèves à manifester
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a déclaré que les lycéens français avaient le droit d’exprimer leurs revendications et que le gouvernement devait les écouter.
Le représentant de l’exécutif a toutefois souligné que la principale source d’inquiétude résidait dans les violences qui accompagnent une partie des mobilisations. Il a également exprimé son soutien aux agents du service public, aux personnels de l’Éducation nationale et aux forces de l’ordre.
À l’approche de la mobilisation annoncée pour le 6 octobre, le gouvernement cherche ainsi à préserver la possibilité d’un protestation pacifique, tout en tentant d’empêcher une nouvelle aggravation des tensions autour des lycées.
