En France, une nouvelle journée de mobilisation des lycéens est prévue le 6 octobre. Les organisations représentant les élèves ont décidé de poursuivre les actions après leur rencontre, le 2 octobre, avec le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, estimant qu’aucun accord concret n’avait été trouvé sur leurs revendications.
À Paris, le principal rassemblement est prévu à 14 heures place de la République, rapporte Le Parisien. D’autres actions doivent également être organisées devant des établissements scolaires dans plusieurs villes du pays.
Les élèves réclament davantage de moyens pour les établissements
Les lycéens demandent une hausse des moyens consacrés à l’éducation, en mettant notamment en avant le manque de personnel, les classes surchargées et l’état des infrastructures scolaires.
Après leur rencontre avec le ministère, les représentants des organisations lycéennes ont reconnu que les discussions avaient officiellement commencé, mais ont déploré l’absence de décisions concrètes. Ils ont donc appelé à franchir une nouvelle étape dans la mobilisation.
Les personnels de l’éducation devraient également rejoindre le mouvement. Les syndicats FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires ont appelé les enseignants à se mobiliser le 6 octobre, notamment par la grève.
Le gouvernement se prépare à de nouvelles perturbations dans les établissements
La mobilisation a commencé le 17 septembre et provoque déjà d’importantes perturbations dans les établissements scolaires. Selon le ministre de l’Éducation nationale, 735 établissements avaient été affectés vendredi dernier.
Plus de 400 lycées avaient alors été fermés en raison des blocages ou de problèmes de sécurité pour les élèves et les personnels. Pour lundi, le ministère anticipait un nombre comparable de fermetures, même si une reprise progressive des cours était prévue dans certains établissements.
Les affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre constituent un autre sujet de préoccupation. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait état de plus de 5 000 interpellations depuis le début de la semaine, dont 85 % concernaient des mineurs.
Les forces politiques s’impliquent à leur tour dans la mobilisation
Alors que la situation se tend, plusieurs formations politiques se montrent également plus actives. Jean-Luc Mélenchon a appelé à soutenir la mobilisation du 6 octobre, qu’il a présentée comme le début d’un mouvement de protestation plus large. Il a également annoncé une nouvelle journée de mobilisation nationale pour le 17 octobre.
Le gouvernement avait auparavant accusé La France insoumise de chercher à exploiter politiquement la mobilisation des lycéens.
Le candidat communiste à l’élection présidentielle Fabien Roussel a lui aussi apporté son soutien au mouvement. Il a déclaré que les militants de son parti devaient aider les organisations de jeunesse et être présents lors des manifestations.
Les représentants des syndicats lycéens insistent toutefois sur le fait que leur mobilisation reste centrée sur les questions éducatives : davantage de moyens pour les établissements et une amélioration des conditions d’apprentissage.
